vendredi 26 juin 2015

Haruki Murakami L'incolore Tsukuru Tazaki

Références biographiques
Né à Kyoto en 1949 et élevé à Kobé, Haruki Murakami a étudie le théâtre et le cinéma à l'université Waseda, dirige un club de jazz puis part aux États-Unis où il traduit Fitzgerald, Irving et Chandler. En 1995, à la suite du tremblement de terre de Kobé, il rentre au Japon. Son premier livre, Écoute le chant du vent, est un succès qui reçoit le prix Gunzo.
 

Plusieurs fois favori pour l'obtention du Nobel de Littérature, il reçoit le prix Yomiuri Literary Prize, le prix Kafka 2006 et le prix Jérusalem de la liberté de l'individu dans la société en 2009.
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Références de l'ouvrage :
Haruki  Murakami, "L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage",
éditions Belfond, 384 pages, 2014 (version française)

Quand
Tsukuru s'installe à Tokyo, il laisse ses meilleurs amis à Nagoya, inséparables depuis le lycée. En effet, ils étaient cinq amis inséparables, on surnommait Kei Akamatsu, pin rouge, Yoshio Ômi était lac bleu, Yuzuki Shirane était racine blanche et Eri Kurono, prairie noire. Mais curieusement, Tsukuru Tazaki dont le nom signifie ''celui qui construit'', un nom de bâtisseur, était incolore, sujet de plaisanterie entre eux. On a donc ainsi Rouge Bleu, Noire, Blanche... et Tzukuru.

Un beau jour, ses amis ont refusé de le revoir. Sans explications et lui n'a rien demandé. Simplement, il est parti. Pendant seize ans, il vivra comme cela, exilé, un peu comme Jonas dans le ventre de la baleine, comme un mort qui n'aurait pas encore compris qu'il était mort. L'oubli au prix d'une atrophie des sentiments. Il connaît alors une période de grande dépression, attiré par la mort, devenant de plus en plus maigre. C'est par la natation qu'il parviendra à remonter peu à peu la pente, c'est même à la piscine qu'il rencontre
Haida (son nom contient la couleur grise), le seul ami qu'il aura désormais, qui lui dit que « pour penser librement, il faut s'éloigner du moi gorgé de chair ».

 L'Incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage                
                                                     Ballade de l'impossible
 
Il est devenu un architecte qui dessine des gares -c'est sa passion- et un jour, il a rencontré Sara, l'amour renaît dans son cœur, mais elle le sent emmuré dans ses propres contradictions, inaccessible, séparé du monde par une frontière invisible.

Cependant, vivre sans amour n'est pas vraiment vivre et quand sa situation lui est devenue insupportable, il est reparti à la recherche de sas racines, pour se confronter à son passé, d'abord à
Nagoya où vivent encore deux de ses anciens amis puis en Finlande où réside Eri Kurono, prairie noire et où il espère comprendre ce qui s'est passé dans sa vie pour en arriver à sa situation, comprendre ce qui a brisé le cercle.

Roman écrit dans un style classique, moins marqué par la magie que les précédents, constellé de références culturelles, il se présente comme une quête initiatique dans le réel et dans la recherche de l'impossible découverte de soi pour l'homme. Comme l'écrit
Marine Landrot dans Télérama, [1] « Premier roman de Murakami écrit après Fukushima, ce livre raconte un cataclysme intime source de régénération, une paralysie suivie d'une renaissance, une sidération engendrant une soif de voir au plus profond des être ». 

Quelques œuvres de Murakami
         
 Les amant du Spoutnik, Kafka sur le rivage, Après le tremblement de terre

Notes et références

[1] Télérama n° 3372 du 3 août 2014
 

Voir mes fiches sur Murakami :
* Haruki Murakami et 1Q84
* Le passage de la nuit --

* L'incolore Ttsukuru Tazaki

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